Contes à l’hôpital

Contes à L’hôpital

Depuis deux ans, j’ai rejoint l’équipe des conteuses à l’hôpital de l’association Quelle histoire ! (http://www.facebook.com/associationquellehistoire)

Nous sommes à présent cinq, Gwladys Batta, Debora Di Gilio, Charlotte Gillot, Annie Montreuil et moi même à participer à ce projet. Cette année nous intervenons sur trois établissements, en pédiatrie : l’hôpital Necker (Paris) , l’institut Curie (Paris) et l’hôpital Marie Lanelongue (Le Plessis- Robinson).

Des contes à l’hôpital, ah bon ?!

Nous sommes convaincues que les contes ont leur place dans les chambres d’hôpital. Ils permettent des moments d’évasion, d’imaginaire, de surprise, et de relation à l’autre (contrairement à la télévision si présente dans les chambres !). Nous croyons que la force symbolique des contes peut aider à alléger le quotidien dans ces périodes souvent éprouvantes.

Mais comment ça se passe ?

Équipées de nos répertoires d’histoires, parfois de quelques objets, et d’une liste d’enfants que nous donnent les éducatrices ou éducateurs ou les infirmières ou infirmiers, nous nous présentons devant les portes, frappons…

Et là…  nous ne savons jamais ce qui va se passer…

 

Nous trouverons peut être un tout-petit en train de s’endormir, une enfant de deux ans, perfusée, qui court avec sa perche dans la chambre, un garçon de 8 ans qui nous attend avec le sourire dans son lit, un autre tout timide dont nous entendrons à peine le son de la voix, un grand de 10 ans, occupé à jouer sur sa tablette (et là, le défi est grand!), une plus grande encore de 15 ans (et elle découvrira peut être à cette occasion qu’elle aime encore les histoires) ou bien d’autres encore… Opérés la veille, en pleine forme, ou épuisés par un traitement, enfants qui viennent pour la première fois ou habitués de l’hôpital…

Les parents, ou des membres de la famille sont souvent là, nous sommes généralement accueillies avec enthousiasme. Il arrive qu’un l’enfant refuse nos histoires, à nous alors d’évaluer s’il faut user d’arguments et de subterfuges pour convaincre, ou si ce non est définitif et qu’il vaut mieux repartir sur la pointe des pieds.

La plupart du temps, notre proposition est acceptée, nous fouillons alors dans les histoires que nous avons en tête pour trouver celle qui ira pour cet enfant, pour ce moment précis. Une devinette, une formulette, l’histoire commence, et dans la chambre se forme une bulle, bulle de présent, d’images, de mots, de rebondissements… Nous avons quitté l’hôpital… Nous pouvons rester 5, 10, 15 ou 30 minutes, tout dépend de ce qui se passe dans cette chambre, de la taille de l’ours de l’histoire, de la férocité du loup qui finira à la casserole, des ruses du héros, des réactions de l’enfant, de son envie de ré-entendre cette histoire ou d’en entendre une autre.

Et comment ça se finance tout ça ?

Voilà la question délicate. Le projet existe grâce à l’association Quelle histoire, mais il n’y a pas de budget dans les hôpitaux pour ces actions. Il nous faut sans cesse remplir des dossiers, trouver des idées, chercher des financements… A bon entendeur…. Nous sommes toujours à la recherche de fonds pour pourvoir continuer et développer ces actions !